Bien choisir son psy

Ai-je besoin de consulter un psy?

Ai-je besoin de consulter un psy?

Il y a 9 ans, quand j’ai accouché prématurément de ma petite fille Enora, que j’ai perdu, je n’ai pas eu à me poser cette question, car mon médecin me l’a gentiment “ordonné” et je sentais au fond de moi que c’était nécessaire malgré quelques réticences au début.Et oui, je pensais m’en sortir seule, être forte parce que je n’avais pas le droit de ne pas l’être. Et puis, j’avais quelques préjugés sur le fait de consulter un psy. Pour moi, c’était l’apanage des gens qui avaient de réels problèmes psychologiques, ou des faibles, ou même des blancs. Je me suis vite rendue à l’évidence, cette douleur m’enveloppait littéralement et était devenue insupportable.

Je faisais face, au plus grand drame de ma vie, du haut de mes 27 ans, et j’étais inconsolable. Quoi de plus normal, vous direz.

Outre le fait d’être profondément triste, je ne dormais plus, je culpabilisais, je me sentais inutile. J’avais honte de n’avoir pas été capable de mener à terme cette grossesse. Je consacrerais un billet très spécial à cette période de deuil périnatal.

C’était donc la deuxième fois que je consultais un psy. La 1ère fois, c’était dans un contexte different. Mon ex-conjoint, était violent, je me suis retrouvée isolée, dans une grande souffrance psychologique. J’avais des idées suicidaires, et surtout, il avait réussir à anéantir mon estime de moi entre-autre choses.

Je suis contente d’avoir été à la rencontre des ces professionnels qui m’ont accompagnés dans ce processus, ils ont été à l’écoute et force de recommandation. J’ai donc été naturellement frapper à la porte des thérapeutes qui m’avaient été recommandés, cela a facilité ma démarche.

J’ai compris plusieurs choses, lorsqu’on fait face à certains événements pour lesquelles on arrive pas à s’en sortir seule, le moment est venu de se tourner vers un professionnel.

Quand on est systématiquement confronté à des relations amoureuses qui échouent, à des relations amicales toxiques, à une timidité “maladive”, à une angoisse diffuse et persistance, à un choc post-traumatique, au décès insurmontable d’un proche….ça vaut la peine de consulter un(e) thérapeute.

Au même titre que pour une grippe ou une angine on va chez le médecin généraliste pour se faire soigner. Quelqu’un qui a une mycose vaginale (oui j’aurais pu choisir un autre exemple) va chez le gynécologue, de même aller voir un professionnel de la santé mentale devrait aller de soi, comme on consulte un spécialiste pour toute autre maladie.

Il existe de nombreuses raisons pour aller consulter un(e) thérapeute. Mais cette démarche est très personnelle. Chacun est libre d’entamer cette démarche, personne ne peut vous y contraindre. Vos proches ou le corps médical, peut tout au plus vous le recommander.

Une consultation peut être motivée soit par une demande personnelle, mais aussi, par rapport à la situation d’un proche ou encore pour son enfant et/ou adolescent.

Voici 8 raisons de consultation:

  • Je suis dans un état de souffrance profonde et j’ai l’impression qu’il n’y a pas d’issue: mal-être, angoisse existentielle, et tristesse, qui m’empêchent de réaliser des tâches simples du quotidien. Je me sens nulle, et mon estime de soi est au plus bas.
  • Après analyse de ma situation, je me rend compte d’une forme de répétition d’échecs dans ma vie :  j’éprouve des difficultés à vivre une histoire d’amour stable, à trouver un travail, je fais toujours les mêmes erreurs, en amour, je me fais toujours quitter,je ne supporte pas l’autorité, je constate que je me suis toujours fâché avec mes supérieurs hiérarchiques.
  • Je souhaite développer et/ou libérer mes potentiels : j’ai pris conscience que quelque chose de psychologique m’empêche de réussir dans différentes situations (sport, études, travail). Je souhaite devenir la meilleure version de moi.
  • J’ai envie de mieux me connaitre :faire un travail d’introspection dont l’unique but est d’apprendre à se connaître.
  • Mon enfant a changé de comportement brutalement :  il a troubles en milieu scolaire consécutives à un changement dans sa vie familiale (divorce, arrivée d’un autre enfant dans la famille…), des troubles du comportement peuvent également se manifester. Pour un adolescent, qui doit faire face à des modifications physiques et psychiques, ces états peuvent occasionner certains troubles du type: un mal-être inexpliqué, durable et intense, des troubles du sommeil, l’apparition d’un sentiment de persécution, le développement d’une conduite addictive ou d’un trouble alimentaire (anorexie, boulimie…).
  • On constate petits symptômes en aggravation : qui se manifestent par des difficultés scolaires plus marquées, une timidité ou un manque de confiance en soi qui s’accentue, l’enfant se repli sur lui même et communique peu, il doit faire face à une addiction …
  • J’assiste une personne malade et/ou très âgée ou un de mes proches qui va mal : parfois, on n’en est pas conscient, mais cette situation peut nous fragiliser psychiquement, il peut-être nécessaire de consulter un professionnel pour une écoute et une aide.
  • Parce que je souhaite comprendre et épauler mon conjoint qui traverse un moment difficile: mon conjoint peut faire face à une situation psychique difficile, induite par un licenciement, un burn-out, ou une crise existentielle, on ne sait pas toujours comment réagir et comment l’aider. Il peut souffrir également d’une addiction. Il serait alors bénéfique d’orienter son conjoint vers un professionnel pour qu’il se fasse suivre. Dans certains cas, il est nécessaire d’ obtenir également de l’aide pour soi, une écoute qui peut faire du bien.

En résumé, consulter un thérapeute peut vous aider à mettre de l’ordre dans vos idées en vous donnant de nouvelles grilles de lecture et mets en évidence vos croyances erronées et pathogènes.

Pour illustrer, une semaine après avoir perdu ma petite fille, c’était la fête des mères, et une amie m’a appelé pour prendre de mes nouvelles ce jour là, et en a profité pour me souhaiter une Bonne fête des mères. J’étais assez choquée et j’ai pensé “elle est vraiment cruelle, quelle amie souhaite une bonne fête des mères à quelqu’un qui vient de perdre son enfant?”. Je n’ai rien dit à mon amie, car je n’avais pas m’énergie pour lui faire des reproches.

Le lendemain, j’en ai parlé à ma thérapeute, qui m’a expliqué, que les paroles de mon amie sont certes maladroites, mais c’est sa manière de me reconnaître en tant que mère malgré la perte de mon enfant. Je n’avais pas vu les choses de cette façon. Finalement, ma thérapeute m’a donné une nouvelle grille de lecture, parce que oui, j’étais la maman d’Enora, même si elle était partie. J’ai évité de longues semaines et peut-être même années de ruminations, de rancune.

Et quand on a répondu à la question: “ai je besoin de consulter un psy”?

Il est temps de laisser tomber nos résistances. Les excuses du type : “Non, je n’ai pas d’argent pour aller voir un psy.” Pour autant, vous avez craqué hier sur des chaussures hors de prix, ou vous vous ruinez en achats compulsifs de vêtements.Vous vous dites sans doute, que vous n’avez pas besoin de consulter que parce que vous lisez des livres de développement personnel. Ce sont des excuses!

Une fois toutes vos résistances évanouies, il s’agit de passer un pacte avec vous même (n’y voyez rien d’obscure) en conscience, d’investir sur vous. Il est temps d’oser chercher un thérapeute et pas n’importe lequel, celui avec lequel vous passerez un vrai “partenariat” tacite pour vous accompagner dans l’éclosion de votre être profond.

Être soi n’attend pas!

 

Je vous quitte sur ces mots il faut d’abord “se guérir soi-même et le reste suivra”

 

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