Développement personnel Enfants

“Comme un million de papillons noirs”ou l’éloge de l’estime de soi

“Comme un million de papillons noirs”, l’album jeunesse qui valorise le cheveu crépu.

L’histoire et le titre sont inspirés d’une phrase extraite d’un livre de l’écrivaine Toni Morrison :

« Ses vêtements étaient blancs, ses cheveux comme un million de papillons noirs endormis sur sa tête. »

La blogueuse Laura Nsafou aka Mrs Roots est celle à qui on doit ce superbe livre pour enfant  illustré par Barbara Brun publié cet automne aux éditions Bilibok, un album jeunesse prônant l’estime de soi.

C’est l’histoire d’Adé une jolie petite fille à la peau noire, aux grands yeux bruns et aux cheveux crépus. Elle est curieuse, sensible à la beauté du monde qui l’entoure, Elle aime les fleurs, les papillons, les éclairs au chocolat et poser des questions. Elle arbore une magnifique chevelure noire et dense qui lui vaut néanmoins des moqueries à l’école. A tel point qu’Adé se met à trouver que ses cheveux ne sont pas beaux.

Et c’est auprès de sa mère et de ses tantes, qu’elle va trouver du réconfort, elles vont s’atteler à lui faire prendre conscience de la beauté de ses cheveux. Elle soigne et caresse ses « petits tourbillons » semblables à « l’envol d’un million de papillons noirs». Et voilà qu’elle les aime, mais surtout elle s’aime.

Au-delà d’une belle histoire de réconciliation avec soi, Comme un million de papillons noirs est un hymne à la tolérance.

Un extrait du descriptif de l’appel au financement qui illustre bien ce beau projet qui a pu voir le jour grâce à une campagne de crowfunding à succès:

« Chaque mot est choisi de façon à apporter une représentation positive de la fillette et de ses cheveux. Les origines sont traitées de manière moderne, sans tomber dans l’exotisme, et place cette petite héroïne noire qui vit en France, dans un contexte quotidien et réaliste, dans lequel tous les enfants pourront se projeter. »

« J’ai écrit un livre pour dire aux petites filles noires : Vous êtes belles, je vous vois » Laura Nsafou

Parce que comme de nombreuses petites filles noires, Laura Nsafou a elle même vécu ces moqueries.

Je suis partie de mon expérience personnelle. Un jour comme Adé, après avoir subi des moqueries  j’ai dit à ma mère que je n’aimais pas mes cheveux. 
J’avais envie de mettre en avant les discriminations entre enfants. Il faut aussi sortir de cet espèce d’idéal qui veut que les enfants soient tous bienveillants. Souvent, si un enfant ne s’aime pas, ce n’est pas inné, c’est une construction qui dépend de l’attitude des autres. Nous participons tous de près ou de loin à leur vécu.

Je vous invite à lire cet article de l’Obs dans lequel Laura Nsafou parle du livre ici .

Un livre à  mettre entre toutes les mains.

Que pensez-vous de cette belle initiative?

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