Développement personnel Humeur

Non à la rivalité féminine! Oui à la sororité!!

Bonjour par ici ! 🙂 Aujourd’hui j’avais envie de vous parler de Sororité! C’est un sujet qui me tiens à cœur compte tenu de son impact au quotidien.

Aussi loin que je m’en souvienne, la sororité aka la solidarité entre femme est une notion qui a toujours fait partie de moi. Un peu comme un principe de vie.

SO RO RI Té …..Je ne sais pas vous, mais moi je trouve que ce mot sonne magnifiquement bien….j’adore sa sonorité….Mais plus encore que sa mélodie, ce mot est à l’origine de mon tout récent engagement féministe.

Sûrement avez-vous récemment lu ou entendu le mot “sororité”, depuis très récemment, ce mot est de plus en plus présent dans la presse écrite, sur les réseaux sociaux pourtant ce mot existe depuis une cinquantaine d’années maintenant.

Le mot qui vient du latin “Soror” veut dire sœur, cousine. En latin médiéval et jusqu’au XVIème siècle, ce mot latin désignait une communauté féminine de religieuses. Pendant les années 70 ce terme a pris un petit accent américain puisqu’il est devenu la traduction de « sisterhood », terme inventé par les féministes américaines. C’est également le mot “sorority” qui désigne les groupes d’étudiantes regroupées en clubs au sein des universités américaines en réplique au terme “fraternity” réservés aux mecs.

Bref, ça c’était pour le coté étymologique et historique….continuons sur mon cas personnel.

Je n’étais pas de celles qui disaient “Je n’aime pas les filles”, “je préfère la compagnie des garçons”ou “les filles sont trop ceci trop cela”. Quand je suis devenue une jeune adulte, je n’étais pas non plus de celles qui pensent que si Vanessa (prénom fictif) a réussi gravir aussi vite les échelons dans l’entreprise, “c’est pas pour rien” et autres idées suspicieuses à propos des autres femmes. Je n’étais pas non plus de celles qui  traitaient les autres femmes qui assumaient leur sexualité de salope, ou parce qu’elles arboraient une mini-jupe. Ni de celles qui remettaient  en question la parole des victimes d’abus sexuels.Mais j’étais de celles qui se sentaient menacées parce qu’il y avait une autre fille dans la salle qui pourrait lui faire de l’ombre (oui je sais…c’est pas beau tout ça).

Je n’ai jamais considéré les autres filles comme des rivales….(Oh my god!!!! je raye ce que je viens d’écrire pour rectifier), Je n’ai jamais considéré mes amies comme des rivales. Dans mon cercle amical, la sororité prenait tout son sens. Mais hors de ce cercle c’était un peu différent. Je vivais une sororité sectaire…(Oui oui je le confesse).

Comment finalement je me suis ouverte à une sororité plus libérale? Je ne saurais le dire précisément. Ah si, en fait j’arrive un peu à situer cette période…..C’est pendant cette phase lumineuse (pour moi) où j’ai commencé à prendre confiance en moi, à m’aimer, à avoir de l’estime pour moi-même. Je mesure l’importance d’être bien dans sa peau pour être dans de bonnes dispositions vis à vis des autres.

A un moment donné j’ai pris conscience de la solidarité entre femmes au sens large. Et j’ai décidé de faire taire cette petite voix et de m’ouvrir pleinement à la sororité. Et puis, cette attitude je l’ai trouvé vraiment trop cool….

En quoi vous dites?

Depuis une belle année, lors d’événements, de soirée, d’after-work, de Masterclass, et même dans un cadre professionnel, j’ai rencontré et croisé des femmes éduquées à cette question là. Et vous voulez que je vous dise ce que j’ai ressenti? Je me suis sentie plus forte, plus impétueuse, plus audacieuse……bref, que du +++ (plus).

la base de la sororité c’est de considérer les autres femmes avec bienveillance

Précisément, m’ouvrir à la sororité m’a permis de ne plus regarder les autres femmes d’un œil suspicieux, comme la rivale potentielle qui serait susceptible de me faire de l’ombre, mais au contraire, j’apprécie les différences et je réfléchis maintenant en terme de collectif. 

D’aucun diront ” la sororité? c’est un concept théorique féministe!”, oui féministe mais pas théorique. Je pense que si on s’éduque, si on se nourrit de la sororité, on peut atteindre une vraie complicité entre femmes et générer un changement social au quotidien. Avant toute chose, il faut se dire que la sororité englobe TOUTES les femmes, sans qu’il n’existe de difference de classes, de religions ou d’ethnie. Outre cette notion d’amitié, la base de la sororité c’est de considérer les autres femmes avec bienveillance. Il faut arrêter de voir les autres femmes comme de potentielles rivales, dans le milieu scolaire ou professionnel et de se critiquer les unes les autres. En tant que femmes, nous érigeons nous même des barrières entre nous et ces barrières ne nous fortifient pas…..non, elles nous fragilisent individuellement et ne favorise en rien l’empowerment au féminin.

Saviez-vous que dans l’antiquité (tous pays confondus), les femmes partageaient énormément de choses? Elles cheminaient ensemble formant un vrai collectif basé sur l’entraide et l’enrichissement émotionnel et psychologique. Je pense que c’est encore le cas dans certains pays ou dans certaines communauté de femmes. Elles se transmettaient les bonnes pratiques, s’aidaient dans le quotidien (culture, récolte, éducation des enfants). Les anciennes partageaient leur expérience de la vie avec les plus jeunes. Très souvent, du fait de leur complicité, leurs cycles menstruel étaient synchronisés. Elle s’encourageaient mutuellement. Ainsi, elles devenaient plus fortes constituant une véritable consoeurie.

Je me pose cette question : si j’ avais continué à tourner le dos à mes consœurs. Quelle femme serais-je aujourd’hui? Pas celle que je suis aujourd’hui et celle que j’aspire à devenir. J’ai encore tellement de facettes de ce Moi féminin que je souhaite voir briller plus fort. Et ce que j’aimerai par dessus tout c’est faire avancer la cause des droits de la Femme à mon petit niveau. Et la sororité est la clé de cette avancée, nul doute qu’elle nous propulsera vers une société plus égalitaire.

Selon Chimamanda Ngozi Adichie, cette rivalité est enseignée aux filles de manière à obtenir l’attention d’un homme : « On élève nos filles à être des compétitrices, pas pour le travail, ou la réussite ce qui je pense peut être une bonne chose, mais pour se disputer l’attention des hommes » (« We Should All Be Feminists », discours TED).

Je partage cette affirmation, en effet, on nous a appris et ce de façon plus au moins subtile à considérer les autres femmes comme des rivales. La mise en compétition que l’on subit est inutile, et à qui profite le crime ?

Il semble nécessaire d’ éduquer, nos filles, nos sœurs, nos cousines, nos amies, voisines à ces questions là afin de les élever (au sens premier du terme) non pas pour devenir des rivales mais pour considérer les autres femmes avec bienveillance et se tirer vers le haut les unes les autres.

Je crois profondément à la sororité, en la nécessité de se soutenir entre femmes, il faut arrêter de se jauger et de se considérer comme des rivales. Pour moi l’éveil au féminisme passe premièrement par cette idée. Encourageons nous et soyons contente de nos réussites mutuelles. Refusons de juger les autres femmes, refusons la jalousie, refusons de se toiser quand on se croise….

Alors oserez-vous faire de la sororité un principe de vie?!

Photo: Pexels

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